La feuille blanche

La feuille blanche rend sa copie.
Elle n’a rien écrit ; comme la dernière fois, et la fois dernière.
La feuille blanche n’imprime pas, et ne restera pas dans les mémoires.
Après tout, elle en vaut bien une autre.

La feuille blanche délivre une mélodie.
C’est à se demander laquelle, et pourquoi aujourd’hui rappelle tant hier.
La feuille blanche, immaculée, ne s’intéresse pas aux histoires.
De quoi pourrait-elle bien se faire l’apôtre ?

La feuille blanche passe son tour.
« Marmite fixée jamais ne bout », oh pour ça elle boude et désespère !
La feuille blanche que l’on déplore, sans jamais s’intéresser à sa matière noire.
À jamais mienne et bientôt nôtre.

– Rémi

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